Albert Ebossé

Les 15 meilleurs joueurs étrangers de l’histoire du championnat algérien

Depuis le milieu des années 1990 et le fameux trio burkinabé de l’USM Aïn Beida (Issouf Traoré, Moussa Dagno et Moussa Touré), la Ligue 1 algérienne a accueilli une ribambelle de joueurs étrangers, provenant principalement du continent africain, mais aussi d’Amérique du Sud, et même quelques fois d’Europe et d’Asie. Voici un Top 15 des joueurs étrangers ayant marqué le championnat d’Algérie.

15- Albert Ebossé Bodjongo (JS Kabylie)

Voilà cinq ans qu’Albert Ebossé fut assassiné à la fin d’un match de la JS Kabylie, à seulement 24 ans. A-t-il reçu une pierre comme le dit la version officielle, ou a-t-il été froidement assassiné dans le tunnel menant aux vestiaires? On ne saura sans doute jamais la vérité sur cette mort qui hante encore les supporters de la JSK et l’ensemble de la famille du football algérien.

L’attaquant camerounais sortait d’une saison remarquable avec la JSK, contribuant grandement à la deuxième place au classement avec ses 17 buts, s’octroyant ainsi le titre de meilleur buteur du championnat. Il s’apprêtait à disputer la Ligue des champions africaine et voyait enfin sa carrière décoller après avoir connu plusieurs clubs camerounais, puis un passage en Malaisie. Doté d’une puissance physique exceptionnelle, Ebossé a su varier sa palette offensive pour devenir un des meilleurs joueurs du championnat. Surtout, ses qualités humaines furent loué tout autant que ses talents de buteur.

Palmarès en Algérie :
-Meilleur buteur en 2013/2014 (17 buts)
-Deuxième du championnat en 2014, Finaliste de la Coupe d’Algérie 2014

14- Sereso Geoffroy Gonzaroua Dié, dit Serey Dié (ES Sétif)

Serey Dié n’est resté que six mois dans le championnat algérien, mais ce passage aura une importance décisive pour la suite de sa carrière. Lorsqu’il signe à Sétif en décembre 2007, à l’âge de 23 ans, Serey Dié sort d’une expérience très compliquée en Tunisie, à l’Étoile de la Goulette-Kram. L’Ivoirien n’y est pas payé, et est obligé de travailler en tant que jardinier et plongeur pour survivre. Invité pour un test par l’ESS, certains dirigeants du club ne croient même pas en lui, comme il le racontera à L’Équipe quelques années plus tard: « C’est toi qui viens pour le test ? On n’a pas besoin de toi ! On va te mettre avec les gamins au centre. Puis je vais te payer ton taxi pour repartir« , lui aurait intimé le directeur sportif du club d’alors.

Il signe finalement pour six mois, décrochant au passage une coupe Arabe des clubs en 2008. Il prend la direction de la Suisse à l’issue de la saison, pays où il s’est constitué l’essentiel de son palmarès (trois championnats et trois Coupes de Suisse), avec Sion (2008-2012), puis Bâle (2013-2018). Il est également devenu le capitaine de l’équipe de Côte d’Ivoire, avec laquelle il remporte la CAN 2015. Âgé de 35 ans aujourd’hui, il évolue toujours en Suisse, à Aarau (deuxième division), et a pris sa retraite internationale après la CAN 2019.

Palmarès en Algérie :
-Vainqueur de la Coupe Arabe 2008

13- Souleymane Keita (ES Sétif)

Débarqué à l’Entente de Sétif à 18 ans (même si, entre nous, il paraissait bien plus âgé), Souleymane Keita est le premier prototype du milieu récupérateur moderne, puissant et capable de se projeter vite vers l’avant, à être passé par le championnat algérien. Après une première saison d’adaptation, sa deuxième saison à l’ESS, ponctuée par une Coupe Arabe et un titre de champion, met tout le monde d’accord.

Parti dans la foulée à l’AC Ajaccio, son entraîneur d’alors, Gernot Rohr, voit en lui le successeur de Michael Essien, rien que ça! “Il va prendre une grande dimension, le temps de s’adapter au football européen. En tout cas, il a toutes les qualités pour s’imposer et même pour évoluer en Ligue 1« . Hélas, tout ne se passe pas comme prévu pour lui, puisqu’il ne dispute que 4 matchs, avant de résilier son contrat pour filer à Al-Arabi dès le mois de Septembre… S’en suivent trois saisons au Qatar, puis deux en Turquie (Sivasspor), avant de finir sa carrière dans l’anonymat, en 2012, en Afrioque à Golden Arrows (Afrique du Sud), à « seulement » 26 ans…

Palmarès en Algérie :
-Champion d’Algérie 2007
-Vainqueur de la Coupe Arabe 2007

12- Michael Eneramo (USM Alger)

Michael Eneramo n’a passé qu’une année à l’USM Alger, mais ça ne l’a pas empêché de marquer durablement le championnat d’Algérie. Arrivé à 18 ans à l’Espérance de Tunis, Eneramo est prêté en décembre 2004 à l’USMA pour une durée d’un an. Son physique surpuissant en a rapidement fait l’une des attractions du championnat. On n’avait encore jamais vu pareil phénomène dans le championnat algérien! Malgré la pression (Eneramo venait à l’USMA pour remplacer Mamadou Diallo, parti au FC Nantes), il s’impose sur le front de l’attaque des Rouges et Noirs en inscrivant 7 buts en 11 matchs, contribuant au titre de champion d’Algérie.

La saison suivante part sur le même rythme (6 buts en 13 matchs), mais l’Espérance décide de rappeler son joueur à l’issue de son prêt. Il restera en tout cinq ans en Tunisie, avant de rallier la Turquie où il restera six ans, dont un passage à Besiktas.

Palmarès en Algérie :
-Champion d’Algérie 2005

11- Marcelo Gonçalves de Oliveira (USM Blida)

Marcelo Gonçalves de Oliveira, dit Piracaïa, crée l’évènement lorsqu’il débarque à l’USM Blida en 2000, puisqu’il s’agit du tout premier brésilien de l’histoire du championnat algérien. Et pas n’importe lequel, son CV n’étant pas vilain du tout: âgé de 29 ans à ce moment-là, il vient de passer huit ans dans le championnat finlandais, mais il a surtout disputé la phase de groupes de la Ligue des champions à peine deux ans plutôt, avec le HJK Helsinki. Son arrivée dans un club moyen du championnat algérien est donc une surprise, mais il ne tardera pas à marquer les esprits par sa technique soyeuse et ses coups de pied arrêtés, qui en feront le Juninho de Blida.

Le brésilien bouclera sa première saison avec l’USMB à une belle quatrième place du classement, avant de retourner en Finlande pendant la trêve estivale, pour un prêt de trois mois à l’Atlantis FC, en compagnie de ses coéquipiers blidéens Billel Zouani et Mohamed Khazrouni. Sitôt le prêt terminé, les trois compères retrouvent les terrains du championnat algérien, pour une saison plus compliquée cette fois (13e). De Oliveira retrouvera définitivement la Finlande à l’issue de son contrat, où il a achevé sa carrière en 2014, à l’âge de… 43 ans!

But avec l’USMB contre l’ASMO

10- Gil Michée Ngomo (AS Khroub, CS Constantine, CR Belouizdad)

Avec huit saisons pleines disputées à l’AS Khroub (2008-2011), au CS Constantine (2011-2014), et au CR Belouizdad (2014-2016), Gil Ngomo est le deuxième joueur étranger à avoir disputé le plus de saisons en Algérie. Un milieu défensif de devoir, qui a fait l’unanimité dans tous les clubs où il a évolué. Chose rare, il fut appelé en sélection nationale du Cameroun alors même qu’il jouait à Constantine, lors d’un match amical des Lions Indomptables contre l’Albanie, en 2012.

Ngomo aurait sans doute pu rester un peu plus longtemps dans le championnat algérien, sans la stupide loi de la LFP qui stipule qu’un joueur étranger âgé de plus de 28 ans ne peut s’engager ni signer de nouveau contrat avec un club algérien! Il a donc poursuivi sa carrière en Irak, Chypre, et enfin en Arabie Saoudite.

9- Ibrahim Amada (JS Kabylie, AS Khroub, USM El Harrach, ES Sétif, MC Alger)

Amada est le joueur étranger ayant disputé le plus de saisons en Algérie: huit saisons et demi! Arrivé de l’Académie Ny Antsika (l’équivalent du Paradou à Madagacar), Amada a d’abord évolué à la JS Kabylie en 2010/2011, avant de rejoindre l’AS Khroub (2011/2012), l’USM El Harrach (2012-2015), l’ES Sétif (2015-2017) et enfin le MC Alger (2017-2019). Amada s’est révélé aux yeux du monde à la dernière CAN, à 29 ans, ce qui lui a permis de décrocher un juteux contrat en Arabie Saoudite l’été dernier. De l’avis de beaucoup d’observateurs, ses qualités auraient du lui permettre une carrière plus brillante encore, lui qui a été nommé meilleur joueur du championnat de Madagascar à seulement 18 ans. Il n’en reste pas moins un très bon milieu relayeur, bon passeur, et doté d’une grosse frappe de balle (qu’il a fait apprécier lors de la CAN 2019!).

Le but d’Amada est à 3:00

Palmarès en Algérie :
-Champion d’Algérie 2017 (ES Sétif)
-Vainqueur de la Coupe d’Algérie 2011 (JS Kabylie)

8- Carolus « Andria » Andriamatsinoro (WA Tlemcen, USM Alger)

Autre joueur Malgache, Carolus Andriamatsinoro (surnommé Andria pour des raisons de commodité évidentes) est arrivé en Algérie en même temps que son compatriote Ibrahim Amada, et a lui aussi passé plusieurs saisons dans le championnat national. Révélé au Widad de Tlemcen, il a ensuite passé cinq saisons à l’USM Alger où il s’est constitué un beau palmarès: 2 titres de champions, une Coupe d’Algérie et une Coupe Arabe. Ne manque à son palmarès qu’une coupe africaine, échouant en finale de Ligue des Champions 2015 face au TP Mazembe.

Joueur de percussion plus que buteur, Andria fait désormais le bonheur d’Al-Adalah en Arabie Saoudite. Il a également fait partie de l’équipe de Madagascar qui s’est révélé à la CAN 2019, en étant un titulaire indiscutable.

Palmarès en Algérie :
-Champion d’Algérie 2014 & 2016
-Vainqueur de la Coupe d’Algérie 2013
-Super Coupe 2013 & 2016
-Coupe Arabe 2013
-Finaliste Ligue des Champions 2015

But d’Andria à 0:50

7- Drissa Diakité (MC Alger)

Le MC Alger réussi l’un de ses plus beaux mercatos en janvier 2005, en faisant signer un trio malien, composé de Moussa Coulibaly, Rafan Sidibé et Drissa Diakité, qui marquera durablement le club. Diakité est celui qui est resté le moins longtemps au club (1 an), mais qui a réussit la plus belle carrière à l’étranger.

Milieu de terrain de formation, Diakité a surtout évolué au poste d’arrière droit au Mouloudia, du fait de l’abondance de milieux de terrains. Mais ses qualités sont telles qu’il devient rapidement un des meilleurs défenseurs du championnat, et attire les convoitises de l’étranger: dès le mercato hivernal de la saison suivante (2005/2006), il s’envole pour l’OGC Nice, où il passera l’essentiel de sa carrière (six saisons et demi). S’en suit une saison à l’Olympiakos, où il disputera deux matchs de Ligue des champions contre Arsenal, avant des passages dans divers clubs français et grecs (Bastia, Tours, Kallithea, Ionikos). Aujourd’hui sans club depuis plusieurs mois et quasiment retraité, Diakité est l’un des étrangers ayant connu la carrière la plus brillante après le championnat algérien.

6- Gilles Binya (MC Oran)

Gilles Binya est le parfait exemple du joueur au talent limité qui a réussi une belle carrière grâce à son travail et à sa force de caractère. Arrivé en 2004 au MC Oran, ce pur numéro 6 devient la coqueluche des hamraouas, qui apprécient son tempérament et son jeu très physique. Pourtant, son talent ne saute pas aux yeux des recruteurs, et il ne dispose pas d’offres de l’étranger pendant ses deux premières saisons à Oran. L’arrivée à la tête du MCO du coach portugais Eurico Gomes lors de sa troisième et dernière saison est décisive pour la suite de sa carrière. En effet, l’ancien international portugais vante les mérites de Binya à Benfica, qui décide de le prendre à l’essai. Le camerounais parvient à convaincre le club lisboète de le faire signer pour trois ans, et le voici passé de la compagnie de Kouider Boukessassa et autres Hafid Benkrama, à celle des Rui Costa, Angel Di Maria, ou encore Nuno Gomes…

Malgré toute sa bonne volonté, la marche est trop haute et il ne parvient pas à s’imposer durablement à Benfica. Il marquera les esprits surtout par son épouvantable tacle lors d’un Celtic-Benfica en Ligue des champions, qui lui vaudra six matchs de suspension. Après un passage de deux ans à Neuchâtel Xamax, il poursuivra sa carrière en Turquie de 2011 jusqu’à sa retraite sportive en 2018.

5- Issa Aïdara (WA Tlemcen)

Issa Aïdara est l’unique joueur étranger à avoir disputé six saisons au sein du même club algérien. L’attaquant sénégalais a fait les beaux jours du Widad de Tlemcen entre 1997 et 2003, avant de rentrer au pays avec dans les valises deux coupes d’Algérie (1998 et 2002) et une coupe Arabe des clubs (1999). Il s’est notamment illustré lors de cette dernière avec un doublé en finale contre Al-Shabab, qui l’a définitivement fait entrer dans la légende du club tlemcénien.

Passé entraîneur depuis la fin de sa carrière, il a notamment exercé dans le fameux centre de formation de Diambars, avant de passer récemment entraîneur adjoint de la sélection sénégalaise U20.

Le doublé d’Aïdara en finale de la Coupe Arabe 1999

Palmarès:
Coupe d’Algérie 1998 & 2002
Coupe Arabe des clubs 1999

4- Rémi Adiko (ES Sétif)

À l’inverse de beaucoup de joueurs étrangers, pour qui le championnat algérien a servi de tremplin vers des championnats européens, Rémi Adiko a sans doute connu ses plus belles années en tant que footballeur à l’Entente de Sétif (2006 à 2009). Son palmarès parle pour lui, avec deux championnats et surtout deux coupes arabes glanées. Avant, Adiko avait connu des expériences mitigées au Maroc (MA Tétouan) et au Congo (Diables Noirs), après avoir débuté en Côte d’Ivoire (Africa Sports puis JC Abidjan). Sa réussite à l’ESS ne lui ouvre pas la porte de l’Europe, mais lui permet tout de même d’obtenir quelques bons contrats en Égypte (Zamalek), en Libye (Al Akhdar), au Soudan (Al Merreikh) et enfin à Bahreïn, où il terminera sa carrière à Muharraq en 2014.

Cet attaquant de grande taille évoluait le plus souvent sur les côtés, où il faisait la différence par sa vitesse. Son fait d’arme à l’Entente restera son but décisif contre Al-Ahli Djeddah en demi-finale retour de la Coupe arabe 2007, inscrit à la 90e minute, qui qualifie l’ESS pour sa première finale de Coupe arabe.

Palmarès:
Championnat d’Algérie 2007 & 2009
Coupe Arabe des clubs 2007 & 2008

3- Moussa Coulibaly (MC Alger)

Le nom de Moussa Coulibaly évoque immédiatement cet incroyable coup-franc inscrit contre l’USM Alger, lors d’un derby disputé en 2006. Une frappe surpuissante de plus de 35 mètres, que Zemmamouche n’a pas pu stopper et qui a longtemps traumatisé les supporters usmistes. Mais Moussa Coulibaly ne se résume pas seulement à cette frappe. Rester titulaire au sein du MC Alger durant cinq ans n’est pas à la portée de n’importe qui, étant donné la pression parfois délirante qui règne au club. Durant son long passage, l’international malien s’est imposé comme l’un des meilleurs défenseurs centraux du championnat. Très fort dans les duels, il compensait une certaine lenteur par son sens de l’anticipation.

Il remportera deux Coupes d’Algérie (2006 et 2007), en battant à deux reprises l’USMA en finale. Il aurait pu quitter le club en apothéose en remportant le titre de champion en 2010, mais son contrat, qui se terminait en décembre 2009, n’a pas été renouvelé. Arrivé sur le tard en Algérie (il avait 23 ans en 2004), il n’a pas pu connaître d’expérience en Europe contrairement à son compatriote Drissa Diakité, et il terminera sa carrière dans le championnat libyen.

2- Cheick Oumar Dabo (JS Kabylie)

Tout fraîchement sacrée championne d’Algérie, la JS Kabylie s’offre les services de Cheick Oumar Dabo à l’été 2006 pour aborder la phase de poules de la Ligue des champions. À 25 ans, l’attaquant international malien espère relancer une carrière qui bat de l’aile, après une saison dans l’anonymat des Émirats Arabes Unis. Son parcours atypique l’avait d’abord mené à Gençlerbirligi, l’ancien club turc de Hamid Merakchi, après des débuts à Djoliba. Il s’envole par la suite pour la Corée du Sud, où il passera trois saisons à Bucheon SK, disputant même le K-League All-Star Game deux années de suite.

Les sceptiques s’apercevront bien vite que Dabo n’a rien perdu de ses talents d’attaquant. Rapide, puissant et bon de la tête, il cumule tant de qualités qu’il devient évident que le championnat d’Algérie ne sera qu’un passage pour lui. Il conclue son unique saison sous le maillot kabyle avec 17 buts en championnat, devenant le premier étranger meilleur buteur du championnat, et avec le titre de meilleur joueur de la saison. Ajoutez à cela 8 buts en deux demi-saisons de Ligue des champions (3 en 2006 et 5 en 2007), bien que la JSK n’aille pas loin dans la compétition.

Il est transféré au début de la saison suivante au Havre pour 1.5 millions d’euros, un montant dont on ne sait toujours pas à quoi il a servi à la JSK, présidée alors par le regrettable Hannachi… Arrivé tardivement en France, Dabo traîne une longue blessure et ne parvient pas à s’imposer dans l’attaque du HAC. Il est prêté à partir de la saison suivante à différents clubs (Niort, Tours, El Jadida), où il peine à convaincre. Sa carrière professionnelle se termine à seulement 30 ans, suite à une dernière pige en Libye (Al Ahli Benghazi). Son passage à la JSK a donc été le point d’orgue de sa carrière, fruit d’une combinaison de facteurs: Volonté de Dabo de relancer sa carrière, symbiose avec les supporters et condition physique optimale.

1- Mamadou Diallo (USM Alger)

Mamadou Diallo est, incontestablement, le meilleur joueur étranger ayant joué en Algérie. Non seulement par son impact sur le championnat algérien, mais aussi pour la carrière accomplie qu’il a réalisé par la suite.

Au moment où Mamadou Diallo signe a l’USM Alger, en décembre 2003, peu d’étrangers avaient réussi à marquer de leur empreinte la Ligue 1 algérienne, et aucun d’entre eux n’était parvenu à signer dans un club européen majeur. Le niveau du championnat était alors nettement inférieur aux championnats voisins (Tunisie, Égypte et Maroc), où les meilleurs joueurs subsahariens préféraient signer. Le transfert de Diallo au FC Nantes a contribué à changer l’image du championnat algérien, vu désormais comme un tremplin vers l’Europe par son niveau et son exposition médiatique.

Son profil d’attaquant remiseur a parfaitement matché avec le style de jeu de l’USMA, fait de passes courtes avec des joueurs techniquement supérieurs à la moyenne (citons Ammour, Dziri et Achiou). S’il n’a pas explosé les compteurs en championnat (6 buts en 21 matchs), il s’est avéré précieux par son activité incessante, servant de point d’appui en attaque. Sa première saison s’achève par une deuxième place au classement, et une victoire en Coupe d’Algérie contre la JS Kabylie (0-0, 5-4 aux tab).

C’est surtout en Ligue des champions africaine que Diallo s’avère prolifique. Il inscrit 10 buts en 10 matchs lors de l’édition 2004, bien que l’USMA ait raté totalement sa phase de groupes avec deux petites victoires en six matchs. Ses prestations ne passent pas inaperçues auprès des recruteurs étrangers, et c’est le FC Nantes qui rafle la mise pour 700K€, non sans avoir bataillé avec le président de l’USMA, Said Allik, qui souhaitait encore le garder.

Sa carrière à Nantes a connu des hauts (10 buts lors de la saison 2005/2006) mais aussi des bas, à l’image de sa dernière saison où il a été peu en réussite (4 buts en 2006/2007). Après deux ans dans le Golfe, il revient en Ligue 1 en janvier 2008, en signant au Havre. Relégué au terme de la saison en Ligue 2, c’est dans ce championnat que Diallo disputera le plus de saisons, de 2009 à 2015, au Havre, Sedan puis Laval. Il passe ensuite trois saisons en Belgique, à Tubize puis à l’Union Saint-Gilloise.

Palmarès:
Coupe d’Algérie 2004

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